Une entreprise ne se contente plus de négocier le prix du papier ou des fournitures informatiques. Aujourd’hui, la fonction achats se hisse au rang de véritable pilier stratégique, avec des enjeux qui pèsent lourd sur la rentabilité, la compétitivité et la capacité à résister aux chocs du marché.
Face à l’accélération des marchés, à la volatilité des matières premières, aux exigences légales et à la pression constante sur les marges, la mission des directions achats se complexifie sans relâche. Optimiser les dépenses, fiabiliser l’approvisionnement, intégrer l’éthique et le développement durable : autant de chantiers techniques qui accaparent les responsables achats, souvent au détriment de la stratégie de long terme.
De plus en plus d’entreprises font donc le choix d’externaliser leur gestion des achats. Ce mouvement de fond ne consiste pas seulement à déléguer des tâches administratives : il ouvre la porte à des compétences affûtées, à des process plus rigoureux et libère de précieuses ressources internes.
Tour d’horizon concret : quels sont les bénéfices réels de l’externalisation des achats ? Quels accompagnements choisir ? Quels critères pour éviter un faux pas au moment de sélectionner son allié stratégique ?
1. Les enjeux stratégiques de la fonction achats
S’occuper des achats, ce n’est pas simplement acheter. Ces étapes pèsent directement sur la rentabilité, la compétitivité et la robustesse d’une société.
1.1. Maximiser la rentabilité et maîtriser les coûts
Dans l’industrie et les services, les achats représentent de 30 à 70 % du chiffre d’affaires. Le moindre gain obtenu au niveau des coûts d’acquisition offre une marge de manœuvre financière supplémentaire et renforce la solidité de l’entreprise.
Concrètement, un pilotage rigoureux des achats apporte :
- Baisse des coûts directs grâce à de meilleures négociations et à la massification des volumes.
- Réduction des coûts indirects via une gestion plus fluide, moins d’administratif superflu.
- Amélioration sensible de la performance financière : meilleur cash-flow, suivi affiné des paiements.
1.2. Sécuriser et diversifier l’approvisionnement
La multiplication des crises récentes (sanitaire, géopolitique, instabilité des prix) l’a démontré : sans une chaîne d’approvisionnement solide, toute activité peut vaciller.
Plusieurs stratégies s’imposent aujourd’hui :
- Diversifier ses sources, afin de ne plus être tributaire d’un unique fournisseur.
- Repérer en amont les risques de rupture ou d’augmentation brutale des tarifs.
- Optimiser constamment délais et logistique pour réagir vite aux imprévus.
L’externalisation s’appuie sur un réseau étoffé et fiable, capable de maintenir les flux même dans les contextes extrêmes.
1.3. Prendre en compte réglementation et exigences RSE
Entre la loi Sapin II, les réglementations européennes et les critères ESG, impossible d’improviser sur la conformité et la responsabilité acheteur. Il s’agit désormais d’un objectif structurant, non négociable.
Ce nouveau contexte pousse à :
- Assurer une veille réglementaire constante et sélectionner rigoureusement chaque partenaire.
- Ajouter des exigences durables, sociales et environnementales lors de chaque commande.
- Protéger l’entreprise sur le plan juridique et financier.
S’appuyer sur un partenaire externe permet de sécuriser ces enjeux : conformité et achats responsables deviennent des standards intégrés.
2. Les bénéfices concrets de l’externalisation des achats
2.1. Expertise et savoir-faire sur-mesure
Le pilotage achat performant requiert finesse des négociations, maîtrise des marchés et véritables compétences techniques. L’externalisation donne accès immédiatement à ces profils expérimentés.
En confiant la fonction à un cabinet comme Procemo, les entreprises bénéficient directement de :
- Professionnels spécialisés, adaptés à chaque secteur d’activité.
- Techniques modernes et éprouvées : e-sourcing, enchères inversées, benchmarking avancé.
- Analyse et sécurisation des contrats sur tous les paramètres sensibles : clauses, conditions, engagements.
2.2. Gains financiers rapides et durables
L’optimisation des achats ne s’arrête pas à la négociation. Elle vise des économies tangibles, qui s’installent dans le temps.
Voici les leviers régulièrement mobilisés :
- Tirer parti de la mutualisation pour mieux négocier auprès des fournisseurs.
- Sélectionner, à chaque étape, la meilleure source d’approvisionnement, locale ou internationale.
- Automatiser et digitaliser les process pour simplifier l’administratif, réduire les erreurs et accélérer les cycles.
Dès les premiers mois, ces approches font apparaître des économies concrètes, puis permettent de maintenir un cap d’optimisation pérenne grâce à une mesure et un contrôle continus.
2.3. Réactivité et agilité : anticiper, ajuster
S’adapter très vite à la hausse d’un prix ou au défaut d’un fournisseur n’est plus un luxe, mais une nécessité pour préserver la compétitivité.
L’externalisation rend possible :
- Des réactions rapides face aux fluctuations du marché ou à une tension sur une ressource clé.
- L’ajustement souple et continu de la stratégie achat selon le contexte ou la saisonnalité.
- Des délais d’approvisionnement optimisés et une continuité assurée, même en situation de crise.
Cette organisation évite les à-coups dommageables et permet d’amortir les aléas de la chaîne logistique.
3. Sélectionner le bon partenaire : les critères décisifs
Tout le succès de l’externalisation repose sur le choix du cabinet à qui confier ses achats. Se contenter d’une bonne réputation ne suffit pas. Il s’agit d’identifier un partenaire qui conjugue expérience, adaptabilité et méthode, sans jamais perdre de vue les objectifs de l’entreprise.
Avant tout engagement contractuel, il est utile d’examiner ces axes :
Expérience sectorielle et retour d’expérience
Connaître les spécificités de votre secteur, ses rythmes et ses contraintes, distingue un prestataire réellement compétent. Un cabinet qui a déjà accompagné des acteurs similaires identifiera rapidement vos leviers et risques.
Lors du choix, interrogez ces points :
- Réalisations antérieures et secteurs couverts.
- Exemples concrets de réussite fournis à d’autres clients.
- Preuves de sérieux : témoignages, certifications, labels.
Approche personnalisée et évolutive
La capacité à s’adapter (et à grandir avec vous) doit guider votre sélection. Un schéma préformaté manquera trop souvent la cible.
Quelques questions à poser :
- Les outils et méthodes sont-ils modulables selon vos spécificités ?
- Le cabinet intervient-il sur chaque pilier : coûts, digitalisation, relations, RSE ?
- Sa présence suit-elle votre développement, même en cas de croissance rapide ?
Privilégier un partenaire souple, c’est s’ouvrir la possibilité d’un accompagnement sur la durée.
Négociation, outils digitaux et transparence
L’expert achats combine art de négocier et excellence dans le suivi digitalisé.
Pensez à vérifier :
- Sourcing et négociation rodés sur le terrain.
- Maîtrise d’outils digitaux pour piloter et suivre les décisions d’achat.
Reporting clair et suivi des résultats
Donner de la visibilité : un bon partenaire fournit des indicateurs de résultats lisibles et partage la feuille de route.
La vigilance porte sur les aspects suivants :
- Disponibilité de tableaux de bord de performance : économies, délais, qualité fournisseur.
- Rapports réguliers pour ajuster la stratégie au fil de l’eau et garder de la transparence sur les méthodes.
Un suivi méthodique offre la garantie d’une optimisation continue et mesurable de la fonction achats.
Conclusion
Loin d’une simple démarche d’économie, externaliser ses achats s’impose comme un vrai catalyseur de compétitivité. C’est l’opportunité de recentrer les ressources internes sur les enjeux de développement, tout en bénéficiant d’une gestion rigoureuse et innovante des achats. Ceux qui franchissent le pas s’assurent une longueur d’avance, y compris lorsque la tempête secoue le marché.